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Assurances | Assurance | Assurances maroc | actualités assurances maroc Code des assurances L’amendement du livre IV fait débat :
17 Février 2015

  • Conditions d’accès, succursales, séparation des comptes, formation… les grandes mesures
  • Les intermédiaires s’inquiètent des effets de la bancassurance
 
Il est urgent de mettre de l’ordre. Si le code des assurances mérite d’être revu dans son ensemble, ce grand chantier commence par l’amendement du livre IV. En effet, face au développement économique et social national et international, le secteur des assurances n’est plus en phase. Il faut rappeler que ce code date de 2002 et a été pensé à partir de la fin des années 80. Ces dix dernières années, le pays a connu un véritable boom dans ce secteur qui compte aujourd’hui 1.850 intermédiaires, qu’il faut pouvoir intégrer dans le système.
 
L’environnement en pleine mutation impose également la multiplication et la diversification des canaux de distribution, comme les banques et les ventes en ligne. Afin d’échanger points de vue et doléances, la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance au Maroc (FNACAM) vient d’organiser à Marrakech un team building à ce sujet. La profession a ainsi pu débattre directement avec Hassan Boubrik, directeur des Assurances et de la prévoyance sociale. Pour lui, cet amendement vise différents objectifs. Il s’agit d’abord d’offrir plus de souplesse aux compagnies d’assurances dans le réseau de distribution et d’encadrer la distribution à distance, comme la vente par internet. Mais aussi de clarifier les obligations et les droits entre les agents, courtiers et compagnies et d’accompagner le réseau actuel dans sa mise à niveau et son développement. “Pour ce faire, explique-t-il, il s’agissait de revoir les conditions d’accès en supprimant l’examen professionnel des agents. Nous nous privons de profils compétents en n’acceptant que les titulaires d’une licence nationale ou d’un diplôme reconnu équivalent par le département de l’Enseignement supérieur.
 
Le code va donc permettre aux compagnies de choisir leurs représentants parmi les diplômés d’établissements privés, d’universités ou de grandes écoles étrangères”. La maîtrise de la croissance du réseau est soutenue par la possibilité de créer des succursales (impossible aujourd’hui). L’autorité de contrôle des assurances pourra ainsi refuser l’installation d’un agent, s’il ne remplit pas les conditions réglementaires. Le capital établi est de 500.000 DH pour un courtier et 100.000 DH pour un agent. Cette différence s’explique par le fait qu’un courtier se doit d’avoir les reins plus solides qu’un agent, couvert par sa compagnie. Autres volets abordés, et tout aussi essentiels, l’obligation de formation à destination des agents et du personnel, et la séparation des comptes. Afin d’éviter les lourdes conséquences d’une mauvaise gestion, particulièrement pour ceux qui débutent, deux comptes distincts sont imposés. Le premier étant le compte d’exploitation des agents (salaires, etc.) et le deuxième réservé au versement des primes aux compagnies ou des sinistres.
 
Sur un marché déjà saturé, la croissance du secteur n’est pas assez forte pour absorber toutes les nouvelles demandes d’agréments qui se présentent. En réponse à ce constat, Boubrik répond que “rares sont les citoyens à être démarchés pour souscrire à un produit d’assurance, comme la multirisque habitation. Beaucoup de travail reste encore à faire.” Michel Hascoet, PDG d’Axa Assurances Maroc, présent au débat, enfonce le clou en pointant le faible taux dans le Royaume de la multidétention. Si, en France, il est de 3,4 contrats par client, au Maroc nous tombons à un taux de 1,5. Il conseille aux intermédiaires de “travailler la fidélisation en multipliant les opérations commerciales, miser sur la formation et ne pas rater le coche du développement de l’outil internet”. Clairement, les conditions de survie. 
 

Source : leconomiste.com